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Le petit de l’Homme a le sens du compliment

June 26th, 2008 by Marie

Le petit de l’Homme, 4 ans et demi, dans un élan fou et avec un regard rempli de feux d’artifice et d’étoiles scintillantes:

“Toi, je t’aime du feu du centre de la Terre à la fin de l’espace”

Profitons-en encore un peu avant le jour où il dira d’aussi jolies choses à une autre femme…

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Le petit de l’homme sait parler aux femmes

June 21st, 2008 by Marie

Moment tendresse dans la salle de bain entre le petit de l’Homme et moi. On se mire tous les deux, joue contre joue, dans le miroir.

Moi: “Tu ne trouves pas qu’on se ressemble ? Tu ne trouves pas qu’il y a des ressemblances entre nous ? Tu en vois ?”

Lui, après avoir scruté un instant le miroir: “… Ha oui, on a des cernes !!!”

Va falloir que j’apprenne à cet enfant à être un peu moins réaliste…

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4 divorces et un mariage

June 19th, 2008 by Marie

Ca fait longtemps que je voulais aborder le sujet… Enfin, longtemps, certainement depuis le concept 35 où le sujet “divorce” fut ZE sujet incontournable de la soirée.
Heu ben oui, de fait, j’ai quand même 4 copines qui ont divorcé (de leur plein gré ou pas) depuis début janvier 2008, hein. Un rythme assez soutenu quand on y pense. Une nouvelle tendance. Oubliez la mode des crocs cet été, divorcez, vous serez nettement plus fashion !

A côté de cela, ma petite cousine, mon bébé Elo se mariait. M’en suis toujours pas remise, d’ailleurs. Depuis quand les petites filles se marient-elles ? Oui, pour jouer, ok, mais ici, ça avait quand même l’air vachement pour du vrai. Comment ça, elle a 26 ans ? Naaaaaaaaaaaaan ! C’est pas possible ! On a dû se tromper en comptant…

Enfin, bref, tout cela pour dire que ce sujet m’interpelle.
Et encore plus quand Cousin Baudouin vous en fiche un billet pour expliquer que, pfiou, de son côté aussi, c’est Hiroshima-Nagasaki au pays du couple béat.

Alors, voilà, je m’interroge.

Pourquoi, quand j’avais le doux âge d’Elo, tout le monde se mariait (ou presque, il reste des irréductibles tout de même), quelques années plus tard, tout le monde pondait des lardons (enfin, tout le monde de sexe féminin, s’entend) et, là, la trentaine bien entamée, tout le monde se sépare allègrement (enfin, c’est une vue de l’esprit, dans mon entourage, tout le monde n’est pas si allègre que ça…).

Mes copines et moi nous sommes en plein dans cette réflexion. L’amour, le mariage, le quotidien, l’attirance, la séduction, le jeux, la passion, la sécurité,… On veut toutes tout cela, tout de suite. Forcément, y’a conflit d’intérêts. Rajoutez à cela que le gars doit avoir de l’humour, un corps pas trop mal fichu, de belles dents, pas fumer, de la conversation, être tendre, prendre soin de lui mais pas trop, être passionné mais pas collant, sentir bon,… (purée, on est rudes quand on y pense…) et vous pouvez appeler Tom car c’est Mission Impossible.
Evidemment, on pare forcément Brad, Georges, Albator ou Geoffrey de Peyrac (spéciale dédicace Valou) de toutes ces qualités. Oui, oui, on sait, on a tout faux. Ces 4 là n’existent que dans nos fantasmes. Mais y sont vachement bien, nos fantasmes. Chauds. Tendres. Doux. Romantiques. Et torrides.
Alors, paf, le cher et tendre qui partage nos jours/nuits nous paraît tout d’un coup bien fade. Il a servi à la reproduction (même plutôt avec brio, reconnaissons-le), il se sert d’un machin-chose Black§Decker sans perdre deux doigts à chaque fois, il jongle avec les horaires de crèche/école/cours de danse/cours de foot (aucune mention n’est inutile), avec le boulot qui lui prend un peu de temps, avec les courses où il ramène 15 paquets de mouchoirs et pas une seule boîte de coton-tiges,… mais cela ne nous semble en aucun cas exaltant. Brad se casse au Tibet pour vivre une aventure intérieure, Georges boit du café à vous donner un orgasme rien qu’en regardant la tasse, Albator se la pète avec sa cicatrice (même pas mal) et Geoffrey, ben Geoffrey, Angélique en est folle, doit bien y avoir une raison. Eux, ce sont des mecs, des vrais. Avouez, y’a pas photo.

Non, sérieusement, maintenant, nous en sommes toutes à 10, 12, voire plus, années de mariage/concubinage/cohabitation. Nous sommes toutes très lucide et savons très bien qu’au bout d’autant d’années nous trouverions l’haleine de café de Georges irrespirable, l’air inspiré de Brad digne d’un Golden Retriever, la cicatrice d’Albator absolument hideuse et Geoffrey trop ridé et passionnant à bailler.

Ce n’est pas l’homme, le problème, c’est le temps.

C’est aussi le temps qui nous apporte son lot de tentations, de cafards, d’interrogations, de remises en question, d’évolution… Des milliers d’épreuves pour un couple.
Comment y résister ? Comment aller au-delà ? En a-t-on l’envie, l’énergie, l’amour ?

Comment finalement ressembler à ces couples (de plus en plus rares) qui ont tout surpassé ?

Petite fille, quand je croisais l’un de ces couples, je me disais que leur force, leur amour venait d’une vie sans faille, sans doute, sans faux-pas…
Maintenant, grande fille que je suis, je sais tout ce qui se cache derrière, tous les combats, les rages, les larmes, les éclats, les blessures… Un couple “sans histoire”, cela n’existe pas… Et j’en suis d’autant plus admirative. Il en faut du courage et de l’abnégation pour arriver à cela. Il en faut de l’amour et de la confiance en soi pour se dire qu’on y arrivera.

Toutes ces réflexions entre copines ont inspiré un joli texte à mon amie Cath, un texte tendre et vrai, je vous le livre in extenso:

“… je pense aux couples de petits vieux qu’on voit dans le journal local …

“Mariette et Gustave Dupont fêtent leurs 60 ans de mariage en compagnie du Bourgmestre MR”

Mariette et Gustave, vous aussi vous vous êtes engueulés ? Vous aussi vous avez eu des phases où vous vous demandiez qui était ce colocataire à vos côtés qui vous agaaaaaaaaaace à laisser traîner ses chaussettes tous les soirs à côté du lit ? Vous aussi vous vous êtes demandé si vous l’aimiez encore ? Vous aussi vous vous êtes dit que ça valait la peine de vous battre pour le redécouvrir ? Vous aussi vous avez pleuré ? Vous aussi vous avez ri, fait des projets ? Vous aussi vous vous êtes regardés en souriant quand vous voyiez vos enfants rire ensemble ? Vous aussi vous vous êtes retrouvés, saoûlés, agacés, aimés, cotoyés, éloignés, retrouvés encore, et encore, et encore ?

Mariette et Gustave, c’est pas facile, la vie de couple, hein ?
Mariette et Gustave, vous venez d’une époque où on divorçait peu, mais quand même, BRAVO.
Bravo d’être encore aussi souriants de la bouche et du regard, sur la photo du journal…
Bravo de vous tenir par la main…
Bravo d’être à mes yeux l’illustration vivante de la chanson de Brel “les vieux amants”, que j’aimerais tant pouvoir représenter moi même un jour…
Bravo de me faire venir les larmes aux yeux de vous croiser dans la rue, vous soutenant l’un l’autre avec mille prévenances, mille rituels du genre on s’arrête à 11h23 aux 6 colonnes pour l’apéro et commander 12 huîtres….”

Ben oui, comment ils ont fait, Mariette et Gustave ? Hein ? Le pire, c’est qu’ils sont bien incapables de le dire. Ou alors ce qu’ils disent n’est pas transcendantal, ni transcendant.

Alors moi, je me dit que, si ça tombe, Mariette et Gustave… ils ont juste cru en eux d’abord, avant de croire en l’autre. Su ce qu’ils voulaient. Et gardé le cap. Et ils l’ont fait tous les deux.
Le reste n’est qu’histoire…

Message à Elo: fonce, ma chérie. Et crois en toi.

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Sex and the city - the movie

June 10th, 2008 by Marie

C’était of course un film très attendu. Pas par moi, non, vu que je n’ai jamais vu un millième de seconde de la série en question… Ben non, me demandez pas pourquoi, les séries ciblées “nanas” (Desperate Housewives, Sex and the City…) ne me tentent pas, pas, mais alors absolument pas (je leur préfère les Experts ou le Dr House, allez comprendre…)… mais par des tonnes d’autres filles, ce l’était assurément…

Cela ne pouvait donc que piquer ma curiosité. Alors quand Céline a gagné des places pour l’avant-première, j’ai sauté sur l’occasion d’assouvir ma curiosité, hein (ouais, chuis curieuse, comme fille, c’est parfois un atout, siiiiii !).

Première remarque: oui, c’est bien ciblé “nanas”. Là, on ne s’est pas plantées de lieu, hein. Mecs castés pour l’occasion (ai rarement vu un aussi grand nombre de beaux mecs en un seul endroit, je remercie d’ailleurs les casteurs pour leur bon goût et postule pour offrir mes services pour le prochain event, j’ai un flair pour dégoter des beaux mecs moi aussi, laissez-moi vous le prouver, vous serez pas déçus…), décors du film reconstruits dans le Kinépolis, petits cadeaux dans un sac rose à la sortie… On y était !

Deuxième remarque: salle remplie à 90% de fiiiiiiiiiilles. Les rares mecs égarés là avaient l’air heureux du gladiateur devant le lion dans les arènes romaines… Ce qui contrastait d’ailleurs solidement avec l’air réjoui des 90% du reste de la population de la salle qui, elles, avaient l’air heureux du lion devant un gladiateur bien dodu (et hop, la boucle est bouclée).

Troisième remarque: salle archi-pleine. Et on est à la troisième séance. C’est dire si l’avant-première en question a du succès.

Bref, j’dois vous parler du film quand même.

Ben qu’en dire. On va pas crier au chef d’oeuvre, hein. Ok, j’ai pas vu la série. Ok, j’ai dû passer à côté de détails ou autres private jokes réservés aux afficionadas… Mais néanmoins, ça va, hein fallait pas être prix Nobel de physique pour comprendre les tenants et aboutissants de l’histoire…

Bon, moi qui apprécie plus que tout les jeux de mots, le piquant et les dialogues savoureux ben j’en ai été pour mes frais… Y’en a pas. Circulez y’a rien à retenir. A la limite la scène (déjà vue mille fois dans la bande annonce, je ne dépucèle rien…) du dialogue sur le coloriage… A la limite… Mais le reste, snif. C’est pauvret. Chais pas comment c’est dans la série mais ça donne pas envie… Et quant à l’histoire, elle est d’un simpliste à faire peur. On peut résumer ça à “les mecs sont cons, plaquez-les, ils comprendront”. Ouaich. Les nanas peuvent être connes aussi, le saviez-vous ? Elles n’échappent d’ailleurs pas à la règle dans ce film, mais ne pensent pas un seul instant à se remettre en question… Ou alors, tardivement, et encore, du bout des lèvres mais si et seulement si on reste bien d’accord sur le fait que le mec est et reste un salaud. Bof. J’aime pas ce côté manichéen-premier degré qui m’a laissé un sale goût dans la bouche…

Ouais, ok, je vous entends hurler. On ne va pas voir ce genre de film pour avoir une analyse fouillée et in-extenso des relations hommes-femmes. Non. On va voir ce film pour rêver et sourire (parce que rire, c’est pas possible pour moi sans bon dialogue cf première remarque), on va voir ce film entre copines pour parler chiffons, luxe et sexe.

Haaaaaaaaa, d’accoooooooooord ! Fallait le dire !

Dans ce cas, c’est mission accomplie, hein.

Ce film a tout pour plaire aux nanas. Et, même, il a 4 points particulièrement ciblés pour me plaire à MOI:

- l’action se passe à NYC, ville que j’adore et connaîs bien (ça m’a donné envie d’y retourner, ça tombe bien l’Homme a besoin d’un iPhone 3G et le petit de l’Homme veut retourner jouer dans les plaines de jeux de Central Park)

- le personnage principal, Carrie, a un Mac identique au mien-à-moi (maiiiiiiiiiiis qu’ils ont bon goût dans ce film !) et sa copine a un iPhone (pas encore le 3G qui n’existait pas au moment du tournage, donc elle a le même que le mien, nananèreuh). Apple a joliment sponsorisé le film, ça se voit, ça se sent (c’est à peine s’ils n’ont pas dessiné de grosses pommes sur les robes de Carrie, ça aurait eu de la gueule quand on y pense).

- le personnage principal écrit (ce que je fais aussi… oui, ok, dans une moindre mesure car je suis une grosse paresseuse mais quand même, je bafouille sur un ordi, quoi…)

- l’histoire parle d’une bande de topines qui se serrent les coudes dès qu’il y en a une qui dévisse… (et ça, purée, clair, ça me parle en plein !) Et qui causent sexe. Et qui boivent des mojitos. Y’a pas à dire, ce film ne parle que de nanas bien. Ca fait plaisir.

Donc voilà, chuis partagée, quoi.

Entre:

- d’un point de vue intellectuel, ce film est d’une vacuité rarement atteinte au ciné.

- d’un point de vue “copinel”, ce film est un incontournable pour une soirée de filles réussie (quoique, quand même, “Le mariage de Muriel” reste ZE must pour ce genre d’événement).

Bref, à vous de voir… Tout dépend de l’angle avec lequel vous prenez la chose, voilà tout…

Bon, notez, sur ce, je vais aller me faire Eldorado de Bouli Lanners. Clair, là, je ne vais pas le prendre d’un point de vue “copinel” du tout parce qu’à mon avis, ça le fera pas. Ce qui me fait dire que mon côté intellectuel va possiblement être flatté…

Non, n’en déduisez pas allègrement que pour avoir un sentiment de satiété cinématographique ce mois-ci, il vous faut absolument enchaîner “Sex and the City ” et “Eldorado” sur la même soirée… Parce que là, perso, si vous êtes malade en sortant du ciné…

ne venez pas m’en tenir pour respondable !!!!!

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